00 – Cn du 24 juin 2007 – Bruno Le Roux

24 juin 2007 par cn

Bruno Le Roux

« Je donnerai simplement quelques éléments sur les élections, et surtout sur la méthode qui devra nous permettre, je l’espère dans les prochaines semaines, de tirer tous les enseignements de la double séquence électorale que nous avons connue.

Quelques éléments que vous connaissez sur le groupe actuel, le groupe des députés socialistes à l’Assemblée nationale. Je voudrais d’abord saluer tous les candidats, tous ceux qui ont porté la bataille sur cette élection législative, dans les conditions qui étaient les conditions difficiles, avec une liaison que nous avons essayée la plus totale avec la direction du parti après cette élection présidentielle. Ils ont été porter un débat qui a donné de bons résultats en termes quantitatifs après l’élection présidentielle, et qui a permis dans beaucoup d’endroits d’aller porter les socialistes à un niveau qui était un niveau rarement atteint ces dernières années. Nous avons eu plus de trente députés qui, à moins d’un point et demi, ont frôlé l’élection à l’Assemblée Nationale, et c’est la conséquence d’un combat qui a été un combat porté sur toutes les parties de notre territoire. Lire la suite de cet article »

01 – Cn du 24 juin 2007 – Alain Bergounioux

24 juin 2007 par cn

Alain Bergounioux

Chers camarades, nous vivons un moment difficile, nous le savons tous, un moment important. Ce n’est pas la place du Parti socialiste qui est véritablement en cause, les législatives l’ont montré les réalités locales, encore plus, mais c’est notre capacité à conquérir le pouvoir national. Or, nous savons ce que la droite en a fait depuis 2002, nous voyons ce que Sarkozy commence en faire. C’est là notre capacité à construire une coalition politique et sociale qui est en cause. Or, dans le fond, depuis 1993, on pourrait se demander si ce n’est pas 1997 qui est l’exception, car des tendances sont à l’œuvre et qui se sont, dans le fond, poursuivi malgré 1997 et les politiques qui ont été menés. Ces tendances, je crois qu’il faut les identifier avec sincérité, avec force, et moi je pense qu’il y en a deux qui se traduisent véritablement dans toute la période. Lire la suite de cet article »

02 – Cn du 24 juin 2007 – Gilles Pargnaux

24 juin 2007 par cn

Gilles Pargnaux

« Chers amis, chers camarades,
Quelques mots pour la première fois depuis que je suis au Conseil National, mais je pense que le moment est suffisamment important pour que non pas seulement le membre de la direction nationale du parti que je suis, mais également le premier secrétaire de la fédération du Nord puisse s’exprimer.
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03 – Cn du 24 juin 2007 – Bertrand Delanoë

24 juin 2007 par cn

Bertrand Delanoë

Mes chers camarades,
Les Français se sont exprimés. Une période s’achève, un cycle commence. Prenons d’abord conscience qu’en presque cinquante ans de Vème République, nous n’avons gagné que trois élections nationales : en 1981, 1988 et 1997. Cette dimension presque exceptionnelle de nos succès, nous devons l’intégrer à une évaluation lucide de ces trois victoires. Et de ce que nous avons fait de chaque période qu’elles ont ouverte ! Car l’autocritique partielle devient partiale et donc sans grande portée, si elle ne s’appuie pas à la fois sur nos insuffisances passées, bien sûr, mais aussi sur nos réussites au pouvoir, qui ont réellement fait progresser la société française.

Ce qui caractérise également ces trois dates, c’est la conjonction d’une situation politique bien appréhendée, d’un projet identifié et d’un leader dont l’ambition légitime est mise au service d’un dessein collectif qui le dépasse. Cette analyse doit nous servir pour assumer les devoirs qui nous engagent, maintenant. Lire la suite de cet article »

04 – Cn du 24 juin 2007 – Gaétan Gorce

24 juin 2007 par cn

Gaétan Gorce
Chers camarades, notre parti, vient de connaître son troisième échec consécutif en douze ans à l’élection présidentielle. Et il faudrait, si j’entends bien ce que nous a dit notre Premier secrétaire, ne rien changer ? Notre Parti vient de connaître deux défaites successives, en mai puis en juin, et il faudrait ne rien remettre en cause ? Nous sommes, disons les choses franchement, en pleine retraite de Russie, et puisque nous n’avons pas connu la Bérézina, il faudrait que nous passions directement aux cent jours … Pour préparer quelle Restauration°? Lire la suite de cet article »

05 – Cn du 24 juin 2007 – Henri Weber

24 juin 2007 par cn

L’heure est venue d’ouvrir le débat sur les raisons de notre défaite et d’en tirer les premiers enseignements.

Cette défaite était évitable, notre victoire était possible.

La France n’a pas viré à droite, comme le prétendent des commentateurs superficiels.

Les Français sont restés attachés à leur modèle social : la droite vient encore de le mesurer, à l’occasion du second tour des élections législatives, où nos concitoyens ont dressé une digue rose contre la hausse de la TVA.

Les Français souhaitent le rétablissement de l’ordre et de l’autorité de l’Etat: comment en serait-il autrement après cinq années sarkozystes de montée de la violence contre les personnes et d’embrasement des banlieues ?

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06 – Cn du 24 juin 2007 – Martine Aubry

24 juin 2007 par cn

Martine Aubry
« Mes chers camarades, nous l’avons tous dit, nous vivons une période difficile et douloureuse, cela se voit ce matin, je crois que cela se voit encore plus à l’extérieur. Je crois que, si nous voulons rebondir, il faut vraiment prendre le temps de l’analyse de nos défaites, et ensuite de définir une ligne politique claire.

Personnellement, je souscris aux propositions que François Hollande a faites tout à l’heure : garder le calendrier pour le congrès et travailler ensemble pour retrouver ce que nous avons perdu, j’y reviendrai dans quelques instants. Je rassure Gaétan, je ne suis pas connu pour être hypocrite, peut-être même pour ne pas l’être assez, donc j’ai envie de vous dire les choses telles que je les pense, peut-être en enlevant quelques éléments quand même qui ne seraient pas de la bonne tonalité, donc je reste sur le fond. Lire la suite de cet article »

07 – Cn du 24 juin 2007 – François Rebsamen

24 juin 2007 par cn

François Rebsamen
« Je me donne la parole et Benoît Hamon se prépare.

Chers amis, chers camarades, cela a été dit, mais il faut le rappeler pour au moins 17 millions de Françaises et de Français, le choc fut rude le 6 mai au soir avec l’annonce de l’élection de Nicolas Sarkozy.

Il fut plus rude encore pour nos 250 000 adhérents, qui s’étaient mobilisés comme jamais, qui avaient participé à nos débats, qui avaient distribué des tracts, qui avaient collé des affiches, qui s’étaient mobilisés, c’est à eux moi aussi, comme l’a fait Gilles Pargnaux tout à l’heure, que je voudrais ce matin rapidement rendre hommage à leur travail, à leur action, eux qui, sur le terrain, concrètement, ont su se rassembler pour ne pas ressembler aux divisions qui minaient le sommet de l’appareil. Lire la suite de cet article »

08 – Cn du 24 juin 2007 – Benoît Hamon

24 juin 2007 par cn

Benoît Hamon

« Bonjour. Je n’avais pas tout à fait prévu de commencer de la manière dont je vais commencer.

Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas peur des militants, j’appartiens à la minorité de ce parti, au moins jusqu’au congrès du Mans. Et les orientations que j’ai défendues, je les ai défendues devant tous les militants, et au terme de leurs choix, j’ai été minoritaire lors de deux congrès. Je pense pourtant qu’aujourd’hui, une personne nous manque et qu’on ne peut pas se plaindre ou reprocher que le débat se déplace à l’extérieur du parti s’il relève désormais de l’exploit de mettre tous les dirigeants socialistes dans une même salle pour débattre.
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08_2 – Cn du 24 juin 2007 – David Assouline

24 juin 2007 par cn

David Assouline

Je crois que ce Conseil national vient faire le bilan de quatre tours électoraux, et en particulier des législatives, et qu’il est important d’apprécier ce qui s’est passé. Après le premier tour des législatives, il y avait plusieurs tonalités sur l’appréciation que nous pouvions avoir de l’état de nos forces, du rapport de force dans le pays, voire de la profondeur et de la solidité de la victoire de Nicolas Sarkozy ; ce qui impliquait, bien entendu, beaucoup de choses pour nous, tant dans notre positionnement que dans la reconstruction que nous avons à faire. Lire la suite de cet article »